mercredi 18 mars 2026

TOURISME – HISTOIRE

 

TOURISME – HISTOIRE

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    De clic en clic, nous espérons vous donner une idée de ce qu’est la vie dans notre région, et l’envie folle de venir y passer quelques jours, entre détente et découverte un patrimoine (bâti, naturel et… gastronomique !) La commune de Beauvoir Sur Niort compte 1711 habitants appelés « les Belvoisiens »  Trois communes étant associées le Cormenier et La Revêtizon, communes associées à Beauvoir depuis 1973, ont fusionné avec Beauvoir .Sa superficie est de 2 348 hectares Beauvoir sur Niort, chef-lieu de canton, est une commune du département des Deux-Sèvres, dans la région Poitou-Charentes. Elle est située sur la RD 650, à 16 Km au sud de Niort et à 27 Km au nord de Saint Jean d’Angely

 

LES RANDOS DANS LE SUD DES DEUX SEVRES

La Foye Montjeault – A la recherche du vignoble perdu

Itinéraire VTT

Découvrez l’histoire d’un vignoble perdu en empreintant des chemins passant par les bois et les fiefs aux noms évocateurs. Vous apercevrez quelques vignes et des cantines ou maisons des vignes, là où les vignerons prenaient leurs repas, s’abritaient et y rangeaient leurs outils.

 Accès : au sud de Niort à 4 km de Beauvoir/Niort     Départ : Salle Monacalis (La Foye Monjault)     Distance : 33 ou 27 km     Durée : 2 h 30     Balisage : jaune     Difficulté : bleu

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La Foye Monjault – La Ronde des Cantines

En passant par les bois et les fiefs aux noms évocateurs, vous apercevrez les cantines ou maisons de vignes. Ces maisonnettes étaient utilisées par les vignerons qui s’y abritaient et y rangeaient leurs outils.

 Accès : au sud de Niort, à 4 km de Beauvoir sur Niort     Départ : salle Monacalis, La Foye Monjault     Distance : 11 km     Durée : 3 h     Balisage : jaune

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La Foye Monjault – Sur les pas de la Négrette

Ce circuit vous mène sur les traces d’un ancien vignoble au très rare cépage : la Négrette. Près des bois environnants vous découvrirez de charmants sentiers ombragés.

 Accès : au sud de Niort, à 4 km de Beauvoir sur Niort     Départ : salle Monacalis, La Foye Monjault     Distance : 13 km     Durée : 3 h 15     Balisage : jaune

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LES MEUNIERS DE LA FOYE MONJAULT



LES MEUNIERS DE LA FOYE MONJAULT
 

À La Foye-Monjault, il y a à cette époque trois moulins à vent, dont l’existence est notée par l’écrivain Louis de FONTANES lors de son enfance dans cette paroisse, dans les années 1760. Un autre témoignage, celui du Baron DUPIN, préfet des Deux-Sèvres, le confirme en 1802.

Le premier moulin, dit « l’Ancien », date du moyen âge. Il appartient toujours au prieuré (jusqu'en août). Un bail datant de 1400 rapporte que Pierre D’HAUTEVILLE, prieur, l’avait loué à Pierre SARAZIN, marchand meunier. Il se situe au nord-ouest sur la route de La Rochénard. La déclaration du prieur MÜLLER en février 1790 s’y réfère comme étant associé à un four banal, à savoir que les habitants du village pouvaient l’utiliser moyennant le paiement d’une taxe, qui sera abolie le 15 mars de la même année [3].

Le second, le « Baudin », se situe au sud du bourg, sur la route du Puyroux. Vient ensuite le « Barreau » non loin du Baudin, tous deux antérieurs au XVIIIe siècle et nommés après les familles qui en furent les premiers occupants. Chaque moulin était capable de moudre 750 kg de farine par jour.

L’ordonnance du 3 juin 1790

En 1790, les meuniers contestent le montant des rémunérations, auparavant convenues avec les officiers municipaux pour leurs services. Jugeant leur salaire insuffisant, ils appliquent des tarifs arbitraires qui s’avèrent très vite impopulaires. Les autorités réagissent en demandant au peuple de dénoncer ceux qui n’appliquent pas la loi. Selon celle-ci, les meuniers doivent être payés de préférence en nature de blés ou farine, et ne prendre pour paiement que le seizième des grains, dans le cas où ils vont à la fois chercher les grains et livrer la farine, et le vingt-quatrième si leurs clients se chargent de le faire à leur place. Afin d’éviter les irrégularités, les grains doivent être pesés au départ, et de même ensuite la farine.

Tout meunier rebelle s’expose à une répression sévère.Ceux de La Foye ne durent pas poser problème, puisqu’on ne rapporte aucun autre incident par la suite.

Jean BIRAUD remplacera en 1794 les ROUSSEAU au moulin du prieuré. Le Barreau restera dans la famille jusqu’en 1830, lorsqu’il sera acquis par les ROY, des meuniers venus du moulin de Rimbault près de Beauvoir. Et le Baudin sera reprit par la famille BONNEAU dès 1815.

Les trois moulins restèrent en activité jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'Ancien fut démantelé à cette époque. Quant aux deux autres, victimes des progrès de l’industrie et de la concurrence des minoteries, ils furent démolis à leur tour dans les années 1920-1930. L'arrière-grand-père de Jean-Jacques MERLET participa à leur démantèlement. Les poutres des ailes sont encore visibles sur les murs de la grange en face de sa maison.

Prissé-La-Charrière

Espace Naturel Sensible Forêt du Grand Bousseau

La forêt du Grand Bousseau, entre forêt naturelle et action de l’homme !

La forêt du Grand Bousseau est une forêt ancienne gérée pour la production de bois de hêtre. Vous pourrez les observer, tantôt à l’ombre des chênes et des charmes, tantôt à l’ombre des merisiers et des pommiers sauvages. Aujourd’hui, ces plantations sont pour partie laissées aux mains de dame nature, alors que les plantations du nord du site seront elles exploitées par l’homme. De ce fait, la diversité des milieux permettra une plus grande richesse faunistique et floristique !

Accès : À Prissé-la-Charrière sur la D 650, prendre la route départementale D 53 en direction de Villiers-en-Bois sur 3 km     Départ : Parking de la Maison Forestière du Grand Bousseau     Distance : 2,4 km

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MOULIN DE RAIMBAULT

 
La modernité et l’industrialisation inévitable eurent raison du Moulin de Rimbault et en 1928, le dernier Meunier arrêta définitivement le mécanisme et signa la mort du moulin. Pendant plus quarante ans, le moulin est resté endormi à lutter contre les usures du temps.

Dès 1971, alors président du Syndicat d’Initiative de NIORT, Monsieur LANDRON suggérait un projet de restauration dont bénéficierait le Moulin de Rimbault. Le 13 juillet de cette même année, une prise de contact entre tous les intéressés réunissait Monsieur CLEMOT, du Comité des Fêtes, Monsieur NICOLAS, Conseiller Général, Monsieur RICHARD, Maire de Beauvoir sur Niort, Monsieur MAROT, artisan et Monsieur GOGUET, Maître de moulin à Fougerit, commune de FRONTENAY ROHAN-ROHAN, en présence d’habitants du canton, que l’avenir du moulin ne laissait pas indifférents.

L’équipe Niortaise devait, alors, le 15 février 1973, passer le flambeau aux habitants de Beauvoir SUR NIORT lors d’une réunion qui aboutit à la création de l’association des Amis du Moulin de Rimbault, pour entreprendre sa restauration et faire de ce site exceptionnel, un centre d’animation : Le moulin a retrouvé, par étapes successives, toute sa splendeur et depuis plus 40 ans, « tourne et fait farine »

L’ancienneté du bâtiment rendait nécessaire une démarche en faveur de la conservation d’un élément du patrimoine architectural et culturel du canton.  Mais le Moulin de Rimbault demeurait, après le décès de Monsieur ROYER, propriété de la famille du défunt. Les Amis du Moulin, cependant, à conclure avec les propriétaires, un accord leur donnant pour vingt ans, la jouissance des lieux, contre un loyer modeste et sous réserve d’assurer l’entretien et la rénovation du moulin.

L’association des "Amis du moulin de Rimbault", animée à ses débuts par Monsieur Bernard Surault, entreprit des travaux dans la maison du meunier pour y abriter des ateliers artisanaux et des expositions.

L’expérience poursuivie pendant deux ans (1974-1975) devait s’avérer peu concluante.

Le moulin fit l’objet d’un classement à l’inventaire des sites en 1974 et à partir du mois d’août 1974, la « fête du Moulin » permit d’apporter une contribution supplémentaire à la restauration de l’intérieur du moulin et d’achever celle de la maison du meunier, louée depuis plusieurs années en gîte rural. Le succès de cette première grande fête fut immédiat, car tout le village était costumé.

Madame Lucette Richard reprit le flambeau de la Présidence de l’association en 1975. L’association des Amis du Moulin prenait connaissance de la dépense qu’entraînerait la restauration du moulin : quatre millions de centimes pour la seule réfection de la toiture et des ailes. De plus, la réparation du mécanisme du moulin exigerait une dépense d’un montant équivalent à la première ; l’association, aussi dévouée qu’elle soit à la cause du moulin, ne pouvait évidemment supporter de tels frais. Elle présenta donc des demandes de subventions accordées de la part du Conseil Général, du Parc Naturel Régional et des Bâtiments de France. Ces premiers crédits obtenus étaient affectés, en avril 1976, à la reconstruction de la toiture et aux mécanismes destinés à recevoir les ailes.

Le moulin avec son toit et sans ses ailes Deux ans plus tard, débutaient des travaux moins spectaculaires, mais tout aussi utiles : la remise en état des intérieurs, avec notamment le remplacement des planchers et l’aménagement d’un escalier, facilitant l’accès aux étages supérieurs. L’association prenait directement à  sa charge, cette  deuxième  tranche  de  travaux.

Au  troisième  stade  de sa restauration, le Moulin de Rimbault acquit de nouvelles ailes, les originales ayant été démontées dans les années 1925. Ces ailes tournaient à tous les vents, pour le plaisir, mais sans finalité et sans but.

Le moulin retrouva successivement, dans une période de 18 ans, grâce au travail décisif des bénévoles et quelques subventions (Conseil Général et Ministère de la Culture) :

-     Son toit pivotant en bardeaux de châtaignier

-     Ses ailes en bois de 17 mètres de longueur et de deux mètres de largeur, équipées du système BERTON*

-     Une de ses trois meules

-     Son mécanisme intérieur

L’association des Amis du Moulin de Rimbault reçut la consécration de ses efforts, le 7 janvier 1991, par l’obtention du treizième prix (sur 120 dossiers) des « Chefs-d’œuvre en péril » dans la salle de l’Empire, avenue de Wagram, à PARIS. En présence de Ségolène Royal, député des Deux sèvres, un des membres du jury de l’émission, Hervé Bourges, le nouveau PDG d’Antenne 2 remit la somme de 10 000 francs (offerte par la Caisse nationale des Monuments historiques), à Lucette Richard, fondatrice de l’Association.

Tous ces éléments lui permettent, aujourd’hui, de moudre le grain. Depuis 1989, le moulin entièrement restauré « tourne » et « fais farine ».Dans les années 1990, l’association réalisait des « sons et lumières », se déroulant fin juillet et qui connaissaient un vif succès. Le temps d’un Week-end, le vieux moulin moissonnait les souvenirs et les images d’un passé révolu.

Madame Lucette RICHARD, Présidente de l’Association des Amis du Moulin, épouse du Maire de Beauvoir sur Niort NIORT, a œuvré pendant trente ans, avec l’ensemble des membres de l’association, pour la restauration du Moulin de Rimbault et à sa splendeur retrouvée.

Voici un texte écrit par Madame RICHARD, extrait d’un bulletin municipal de la commune de Beauvoir sur Niort et intitulé « En attendant l’an 2000 (cinq au MOULIN) « A la fin des années 1400, le seigneur de RIMBAULT, nouvellement installé dans son château fit édifier, selon l’usage, pour lui et ses gens, un four et un moulin. Qui m’aurait dit, à moi modeste Moulin aux ailes de toile, quand j’ai vu le jour en ce XVe siècle, que je serais encore debout pour vous raconter mes souvenirs à l’approche de l’an 2000. Planté seul sur ma butte, à l’écart du village, au bord de la forêt, je dominais la plaine et j’en ai vu des choses à vous raconter, du haut de ma fenêtre. Au nord le Donjon de NIORT et au plus près à l’ouest l’Église du CORMENIER avait été bâtis 300 ans plus tôt. Au sud s’égrenaient depuis la lisière de la forêt, les villages de LA CHARRIERE. A mes pieds BEAUVOIR était déjà un bourg prospère dont le château avait été détruit pendant la guerre de Cent Ans. Les paysans du lieu cultivaient, sur leurs maigres lopins, repris sur les taillis entourant la forêt, le grain qu’ils m’amenaient à moudre. Et, pendant trois siècles, la vie ne changea guère : les hommes travaillaient la terre à la main ou avec des engins rudimentaires tirés par la vache ou l’âne. J’en ai vu passé des générations de meuniers et de villageois et j’ai souvent entendu carillonner les baptêmes et les mariages et sonner le glas des morts. Et moi j’étais toujours bien planté sur ma butte, regardant l’horizon. Certains jours je n’étais pas pressé : Jours sans vent ou jour sans grains aux périodes de disette fréquente à cette époque. Mais quand le bon vent soufflait, je n’avais pas le temps de « musarder » et je me pressais à moudre le grain que tous m’apportaient à la hâte. Puis ce fût la grande Révolution de 1789, je ne compris pas tout de suite ce qui arrivait : le seigneur avait disparu, j’entendais parler de violences dans les bourgs, d’églises vendues et transformées en étables, mais moi j ‘étais toujours là, continuant à remplir mon office. Avec le retour au calme bien des choses changèrent : nous étions au XIXe siècle. Devenus propriétaires ou métayers, quelques paysans agrandirent et embellirent leurs fermes. Les vignes gagnèrent du terrain. Les méthodes de culture se perfectionnèrent et je reçus un grain de meilleure qualité et plus abondant. Les chevaux succédèrent aux ânes et les bœufs attelés par deux ou par trois paires tirèrent les lourds chargements de bois, de foin et de gerbes. Comme je ne suffisais plus seul à la besogne, quatre autres moulins tournèrent en même temps que moi. Un jour, pas bien loin, j’ai vu des hommes armés de pioches tracer un chemin dans la plaine : ils faisaient tomber les arbres et arrachaient la vigne et chacun venait voir ce qui se préparait. C’était le chemin de fer et quelques mois plus tard, j’ai vu fumer et entendu siffler la première locomotive à vapeur. Puis un peu plus tard, je ne sais plus la date, le meunier a plié les toiles de mes ailes et déposé mon toit. Qu’avais-je donc fait de mal pour que l’on me traite ainsi ? Je fus vite rassuré et fier : ma tour était rehaussée et mes grandes ailes en bois s’ouvraient face au vent. Partout dans les campagnes, on fête 1900 et c’est le XXe siècle. Les changements vont être considérables et rapides surtout après la Première Guerre mondiale. Je verrai bientôt passer le premier vélocipède puis la première automobile. Je suis toujours là, mais malgré l’appoint d’un moteur et d’une 3° meule, je ne suffirai bientôt plus à la tâche. Un jour de 1928, le dernier Meunier démontera ses ailes et renfermera définitivement ma porte. Était-ce ma fin ? Après tant d’années de présence à RIMBAULT, tout le monde le crût : Après la Deuxième Guerre mondiale, il ne restait plus, à l’intérieur de ma tour décoiffée et ouverte à tous les vents qu’une partie de mon mécanisme. Et personne ne se souciait plus de moi. La suite, vous la connaissez : un grand élan, une association, un sauvetage, une résurrection !

Moi, "le moulin de RIMBAULT", vieux de cinq siècles au moins, retrouvé, rajeuni, « tournant et faisant farine » et comme au premier jour, veillant sur mon village, fier de mon passé, gardien des traditions, seul au bord de la plaine, regardant l’horizon
JJG 



 

  La Forêt de Chizé

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http://www.cebc.cnrs.fr/

   La Forêt de Chizé est une forêt domaniale située à proximité de Beauvoir sur

 Niort. Elle couvre 3 435 hectatres et fait partie d’un ensemble biogéographique très vaste. Elle est essentiellement constituée de feuillus (hêtre dominant).Elle abrite aujourd’hui :

  • un laboratoire scientifique (CEBC – Centre d’Etude Biologique de Chizé),
  • une station de mesure de la qualité de l’eau (l’ATMO)
  • une réserve biologique intégrale créée par l’ONF pour permettre la mise en oeuvre des engagements de la France à la conférence d’Helsinki.
  • un parc animalier ( Zoodyssée).

La forêt accueille de nombreux visiteurs, randonneurs, cyclistes, notamment sur le GR36. Elle abrite quelques arbres remarquables dont « Le Chêne de l’Empereur » (situé dans la zone interdite au public).

 

Le chêne de la forêt de Chizé

  il s’agit d’un chêne qui a grandi en développant depuis sa base, sept troncs — ou sept branches — approximativement de même grosseur. Aujourd’hui, la grande tempête de fin décembre 1999 ayant procédé sur lui à une ablation sauvage, il n’en compte plus que six. A la base, les troncs forment une sorte de vasque que la tradition orale appelle « la baignoire de Mélusine », voici pourquoi : La légende raconte que la fée Mélusine, tous les samedis, se transformait en femme serpent. Le haut de son corps restait celui de la fort jolie femme qu’elle était, mais à partir du nombril, « il prenait forme serpentine couverte d’écailles ». Lorsqu’elle était ainsi transformée, il fallait absolument qu’elle se baignât, sinon elle risquait de mourir.

Un vendredi soir, alors qu’elle venait de terminer la construction du château du Coudray-Salbart, elle avait tant travaillé que tout son corps était rompu de fatigue. Elle était si fatiguée qu’elle avait hâte de trouver un endroit tranquille pour s’y reposer. Elle se dirigea à travers les airs par-dessus les champs et les bois vers la forêt de Chizé et se posa dans une clairière. Elle s’assit sur un tronc d’arbre abattu, puis se laissa aller à la méditation. Elle pensa qu’il lui faudrait trouver au plus tôt un endroit où faire ses ablutions, « car nous sommes vendredi soir et samedi commencera dès après minuit », se surprit-elle à dire tout haut. Il lui faudrait donc chercher ce point d’eau sans trop tarder… mais elle se sentait si lasse… si lasse… C’est alors qu’elle aperçut, sur le sol de mousse, sept glands disposés en rond. Elle s’adressa à eux en ces termes :

Allez-y, poussez donc bien vitement chers petits glands, faites-moi des chênes tout en rond, oui tout en rond… Après cela, nous verrons… oui, nous verrons…

Les glands se mirent à s’enfoncer dans l’humus, s’empressèrent de germer puis de forcir et de pousser, si vite et si bien que les sept troncs se sont intriqués les uns dans les autres à leur base pour former une sorte de vasque de bois. Une eau claire et pure commença à sourdre entre les racines pour venir remplir la vasque. La fée bâtisseuse montrait là qu’elle avait bien plus d’un tour dans son sac.

A minuit, le bain de Mélusine était prêt et s’il y avait eu des témoins en forêt de Chizé ce samedi là, ils auraient pu voir une superbe jeune femme aux longs cheveux blonds qui prenait son bain dans une curieuse baignoire naturelle faite de sept chênes disposés tout en rond. Il aurait suffit de s’attarder un peu pour constater qu’elle présentait au bas de son corps, en lieu et place de ses jambes, une bizarre et longue queue de serpent qu’elle agitait dans l’eau de temps en temps.

Une fois encore, la légende de Mélusine donne une explication sur l’origine de ce curieux chêne à sept branches que les gens de la contrée de Chizé ont coutume d’appeler « les sept chênes ».

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      Il se situe à quelques kilomètres de Beauvoir sur

 Niort et constitue la deuxième zone humide de France. Il offre une mosaïque de paysages et de milieux complémentaires : marais desséchés, iles calcaires, voies fluviales, canaux rectilignes, conches aux eaux calmes.La faune : on y recense une cinquantaine d’espèces de mammifères aquatiques et terrestres. Pas moins de 250 espèces d’oiseaux, 38 espèces de poissons, des insectes (libellules et papillons).La flore : la zone humide du marais poitevin, ses îles calcaires et son littoral sont autant de facteurs qui favorisent une flore diversifiée, pas moins de 750 espèces végétales, l’iris bâtard, le chou marin, etc…On peut y faire de nombreuses balades à pieds ou à vélos et même en barques.

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Histoire de Beauvoir sur Niort

1224 : VILLA de BELLO-VISU; 1228 : BELVEER; 1716 : BEAUVAIS sur NIORT; 1782 : BEAUVOIR; 1893 : BEAUVOIR sur NIORT; tels sont les noms portés par la commune qui reste BEAUVOIR sur NIORT même agrandie de La REVETIZON et du CORMENIER, communes venues rejoindre BEAUVOIR par fusion le 23/11/2003 et le 07/06/2009. 1340 : la seigneurie de BEAUVOIR est l’une des terres appartenant au comte d’EU et de GUINES seigneur de presque toute la contrée et de la forêt de CHIZE. En 1350, à l’exécution de ce dernier, BEAUVOIR est annexé au domaine royal.

 BEAUVOIR n’échappe pas aux guerres de religion.

- 1368, la « compagnie des gens de pied » du capitaine catholique LAPRADE y est défaite par les protestants.
- 1576, le 7 juin, le protestant HENRI de NAVARRE, futur HENRI IV, est l’hôte du logis de RIMBAUD.
- 1585, AGRIPPA d’AUBIGNE, huguenot, prend BEAUVOIR et tente de surprendre les catholiques entre BEAUVOIR et la forêt de CHIZE.

         L’église de BEAUVOIR ayant St Jacques comme patron (BEAUVOIR est sur l’un des chemins de St JACQUES de COMPOSTELLE) était de style roman. En partie détruite par les guerres de religion elle est restaurée en 1682 « par la magnificence de Louis le Grand » (LOUIS XIV). A nouveau endommagée à la révolution elle est reconstruite dans la 1ère moitié du XIX ème siècle mai en 1852 le clocher s’effondre entrainant dans sa chute une partie de l’église et la fermeture de ce lieu de culte. En 1870-1871 un nouveau clocher est construit et la flèche en pierres de taille le coiffe en 1900-1901

Eglise St-Eutrope Du Cormenier

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L’église, construite au XIIe siècle, sous le patronage de l’abbaye de Poitiers, relevait du diocèse de Saintes. Elle le resta jusqu’à la Révolution. Elle est dédiée à saint Eutrope, le premier évêque de Saintes. Elle se rattache par son style aux églises de Saintonge. Le chevet est admirable : des colonnes jumelées, montant jusqu’à la toiture, encadrent les trois baies les plus orientales, tenant lieu d’élégants contreforts. Elles se combinent avec les colonnettes des arcatures et des baies pour multiplier les lignes verticales.

LE CORMENIER

le crime de la  » Veuve Travers « 

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Pour la 14 e  saison, Olivier Goudeau  (1)  ouvre les archives judiciaires des Deux-Sèvres. Aujourd’hui l’affaire Gaboriaud au Cormenier en 1878.

Quelques jours plus tard, Jean Nourrigeon fait part de sa mésaventure à Aimé Barraud, 54 ans, cultivateur et conseiller municipal. Il est convaincu que la « veuve Travers » (son surnom depuis la mort d’Henri son époux), venait tout juste d’accoucher quand il l’a surprise.

Un cadavre dans le tiroir

Le 24 novembre, en début d’après­midi, une perquisition est menée au domicile de la suspecte. Dans le tiroir d’une armoire, on découvre le cadavre d’un nourrisson mâle enveloppé dans des linges. L’autopsie pratiquée quelques jours plus tard révèle la maigreur du nourrisson (2,350 pour 49 centimètres). L’enfant est né à terme et viable mais il a été étouffé.

La crainte que les chats le mangent

Catherine Gaboriaud prétend qu’elle est malade. Elle reconnaît l’accouchement mais nie le crime. « J’étais en effet descendu de mon lit car je souffrais beaucoup. J’ai ensuite fait tous mes efforts pour remonter sur mon lit, à ce moment­là, j’avais mes deux mains entre mes jambes pour retenir mon enfant qui naissait. Une fois sur mon lit, j’ai taché de saisir mon couteau dans mon tablier pour couper le cordon mais j’ai perdu connaissance et je ne sais plus ce qu’il s’est passé. Cependant, j’ai bien entendu l’enfant crier plusieurs fois de suite. » [2] Et le bébé dans une armoire ? « J’avais la crainte que les chats le mangent » [3] Quant à son fils de 13 ans qui dormait dans la maison le soir de l’accouchement, elle l’a appelé mais il n’a pas entendu. Elle est aussitôt mise sous les verrous. Bientôt, les langues des voisins se dénouent. D’abord Henriette Bournier : « Je voyais tous les jours la veuve Travers et malgré cela, je ne me suis jamais aperçue qu’elle fût enceinte, d’autant plus que personne au Fenêtreau ne se doutait de cette chose­là ! Elle avait une mauvaise réputation et passait pour être rapineuse. Pour moi, elle m’avait pris une chemise, dès avant être mariée […]. Il y a de cela une vingtaine d’années. Quelque temps après, cette chemise a été trouvée dans sa lessive à elle. » (4) Puis Honorine Vallet, 33 ans, complète le tableau. « Elle passait pour fréquenter les hommes et elle avait aussi la réputation d’être une voleuse. » (5) Rose Bonnet qui ne sait rien non plus sur le crime en rajoute une couche. « La veuve Travers, a bien je crois, pris une de mes poules car je voyais alors les siennes dans sa cour et j’entendis ma poule crier chez elle et je ne l’ai pas revue depuis, ce qui fait que je n’étais pas très bien avec la veuve Travers. » (6)

CRIME LE COERMENIER

 Mauvaise réputation

Enfin Madeleine Pissard, 78 ans : « La veuve Travers a une très mauvaise réputation et je crois qu’elle a tout fait, excepté le bien. C’est une femme qui avait la réputation d’attirer les hommes chez elle, elle l’avait fait étant fille, elle a continué étant femme et l’a fait encore étant veuve. » (7) Interrogé Philippe Pigeon, 29 ans, explique qu’il est probablement le père de l’enfant. Il a connu l’accusée alors qu’il était le domestique de M. Proust, au Fenêtreau. Elle venait dans sa chambre réparer ses vêtements. « Et c’est de son propre consentement que nous avons eu des relations ensemble. Malgré nos fréquentes relations, elle m’a toujours caché qu’elle fut enceinte. Il m’est arrivé quelquefois de la questionner à ce sujet, elle m’a toujours répondu qu’il n’y avait pas de danger. D’un autre côté, je n’étais sans doute pas le seul homme qui la voyait car cette femme a toujours eu la réputation d’avoir une mauvaise conduite. » (8) Catherine Gaboriaud est traduite devant la cour d’assises des Deux­Sèvres. Les curieux découvrent une femme « grande » et « forte » (9). Face à ce jury d’hommes, la femme peine à convaincre. En quelques heures, l’affaire est entendue. « La veuve Travers » est reconnue coupable d’infanticide et condamnée à cinq ans de prison.

Usine de chaussons Brillaud frères

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Historique :

Cette usine de chaussons est bâtie vers 1920 à proximité de la gare de Beauvoir-sur-Niort pour les frères Abel et Auguste Brillaud. Ces derniers avaient créé leur société en 1908 dans d’autres locaux. Dans les années 1910, la production était d’environ 400 chaussons par jour. Les frères Brillaud, afin d’abaisser le prix de revient de leurs chaussons, employèrent les toiles intérieures des pneus en remplacement des semelles de cuir, et lancèrent leur nouvelle semelle sous le nom Inusor. Après la Première Guerre mondiale, l’entreprise, qui prenait de l’extension, fit construire ces nouveaux locaux d’une superficie couverte de 10000 m2. La cessation d’activité remonte aux années 1970. Puis, un incendie a détruit l’un des deux ateliers de fabrication, l’autre est actuellement en cours de restauration.Avant 1914, la société employait 6 hommes, 12 à 15 femmes en atelier et 40 à 50 femmes travaillant à façon.

Description :

Le bâtiment qui subsiste de nos jours abritait un vaste atelier de fabrication et un logement de contremaître. Il est en moellon enduit, en rez-de-chaussée et couvert d’un toit en matériau synthétique. L’atelier est éclairé par douze ouvertures ménagées dans le toit du côté nord. Les fermes en bois de la charpente possèdent des entraits métalliques

Laiterie et fromagerie industrielles

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Historique :

Cette laiterie coopérative est créée en 1889. En 1912 est bâti un atelier de fabrication de la caséine. En 1917, 850 sociétaires fournissent le lait à cette laiterie. Dans les années 1930, le logement du directeur est édifié sur les plans de l’architecte André Guillon, de Saint-Jean-d’Angély (17). En 1938, comme l’atteste la date portée sur son pignon, la beurrerie est reconstruite, en même temps que les bureaux. Dans les années 1950, un atelier de fabrication de poudre de lait selon le procédé Spray est édifié. La cessation d’activité remonte à 1986, alors que ne s’exerçait plus que le ramassage du lait depuis une dizaine d’années. Les locaux abritent désormais un magasin et un atelier de menuiserie. En 1917, le matériel consiste en six pompes diverses, une baratte, un malaxeur et trois écrémeuses.En 1965, la laiterie compte 17 ouvriers

Description :

Les bâtiments ferment les trois côtés de la cour, où se déroulait la réception du lait. Tous sont en moellon enduit, à l’exception de l’atelier de poudre de lait et des magasins situés de part et d’autre de ce dernier. La beurrerie, en rez-de-chaussée, comble à surcroît et toit en tuile mécanique, présente sur la rue un pignon découvert portant les dates 1889-1938. Le bureau possède un étage carré. Le logement du directeur est en rez-de-chaussée avec un toit en tuile creuse. L’atelier de la poudre de lait, en béton armé et parpaing, est doté de trois étages, d’une charpente en béton et d’un toit en tuile creuse à croupes. Les magasins situés de part et d’autre sont en parpaing de béton et couverts d’une terrasse pour l’un, d’un toit en tuile mécanique pour l’autre.

document 1939 laiterie

L’église Saint-André de Prissé-la-Charrière

    L’église de La Charrière était un grand édifice roman du XIIe siècle. Les Affiches du Poitou de 1776 prétendent qu’elle pouvait accueillir mille personnes. Au milieu du XIXe siècle, elle est si délabrée que le préfet la fait fermer en mars 1857. Commence alors sa restauration mais la voûte d’une travée s’effondre et, peu de temps après, survient un effondrement encore plus considérable. Il y aura donc de 1857 à 1860 une reconstruction totale, payée par la commune (12 %), l’Etat (30 %) et, entre autres, par le produit d’une loterie organisée par le curé Joseph-Antoine Chaisneau. L’église a été reconstruite dans un « style roman un peu mélangé » selon l’expression très évocatrice d’une notice ancienne ! Son plan est en croix latine avec un chevet plat. La façade, qui ouvre sur l’actuelle RN 150, est dominée par la tour carrée qui porte le clocher à huit pans couverts d’ardoises et haut d’une dizaine de mètres.

l’église de Saint-Etienne-la-Cigogne

En 1599 la seigneurie de Saint-Etienne passe, par mariage, à la famille de La Lande. Au mur sud de la nef, près du choeur, on peut lire une inscription : « A la mémoire de haut et puissant seigneur messire Robert de La Lande, chevalier de Saint-Etienne, capitaine d’un vaisseau entretenu de la marine, commissaire ordinaire de l’artillerie, conseiller du roy en ses conseils d’état et privé, gentilhomme ordinaire de sa chambre, sous-gouverneur de Sa Majesté et de haute et puissante dame Renée Frottier de La Messelière, son épouse 1628-1643. »

Document sur la fusion du village de RIMBAULT

Annexion du village de Rimbault1

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